REFRESH(900 sec): cielle-va-affronter-le-meilleur-joueur-de-go-au-monde_4877946_4408996. h Le Monde Télérama Le Monde diplomatique Le Huffington Post Courrier international La Vie L'Obs Services Le Monde Partenaires Le Monde Annonces auto Annonces emploi Annonces immo Codes promo Citations Cours d’anglais Formation professionnelle Jardinage Modèles de lettres Orthographe Paroles de chansons Prix de l’immobilier Ventes aux enchères Boutique Le Monde Accueil Hors-Séries Livres DVD CD Unes du Monde S'abonner au Monde à partir de 1 € Rechercher Emploi Newsletters Une intelligence artificielle va affronter le meilleur joueur de go au monde Partager Tweeter En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGV et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts et vous permettre l'utilisation de boutons de partages sociaux. En savoir plus et gérer ces paramètres. Rubriques Monde Pixels Une intelligence artificielle va affronter le meilleur joueur de go au monde Un programme de Google DeepMind, AlphaGo, affronte le Sud-Coréen Lee Sedol jusqu’au 15 mars. Une victoire du premier marquerait l’histoire de l’intelligence artificielle. Le Monde | 07. -- C’est la première fois qu’une machine battait un joueur professionnel au go, un exploit que de nombreux spécialistes n’attendaient pas avant dix ou vingt ans. Mais cela ne suffit pas à DeepMind, qui a décidé d’aller plus loin : à partir de mercredi 9  mars, son programme d’intelligence artificielle affrontera cette fois le Sud-Coréen Lee Sedol, considéré comme le meilleur joueur au monde. Le duel prendra fin le 15  mars. Lire aussi : Première défaite d’un professionnel du go contre une intelligence artificielle Si AlphaGo l’emporte, cette victoire marquera l’histoire de l’intelligence artificielle, à l’instar de celle du superordinateur d’IBM contre le champion d’échecs Garry Kasparov en 1997. Car, en dépit des apparences, le jeu de go est bien plus complexe à appréhender pour une machine que les échecs. e/1/showtitle/1 « Le graal de l’intelligence artificielle » Et ce, en raison notamment du grand nombre de combinaisons possibles. « C’est le Graal de l’intelligence artificielle, un des objectifs les plus durs à atteindre », estime Tristan Cazenave, professeur à l’université Paris-Dauphine, spécialiste de la programmation des jeux. Les jeux de stratégie représentent, depuis le début des travaux sur l’intelligence artificielle, des défis importants pour les chercheurs. « Ils sont considérés comme emblématiques de ce que quelqu’un d’intelligent peut faire », souligne Jean-Gabriel Ganascia, chercheur au laboratoire d’informatique de l’université Paris-VI et auteur de L’Intelligence artificielle (Le Cavalier Bleu, 2007). « Les pionniers de l’informatique ont quasiment tous essayé de réaliser des systèmes de jeux », poursuit-il. Alan Turing, considéré comme l’un des pionniers de l’intelligence artificielle, avait lui-même conçu en 1948 un algorithme capable de jouer aux échecs, mais aucune machine n’était alors capable de l’exécuter. Près de cinquante ans plus tard, une machine a réussi ce défi, mais celui du go est resté, pendant près de deux décennies, impossible à surmonter. Jusqu’à l’arrivée des réseaux de neurones profonds (ou deep learning), qui ont bouleversé ces dernières années le champ de l’intelligence artificielle. Ces réseaux de neurones sont en fait une « machine virtuelle » aux paramètres ajustables de manière à fournir la meilleure réponse possible. -- C’est ce qu’utilise DeepMind, entreprise spécialisée dans le deep learning, avec AlphaGo : concrètement, le programme s’est nourri de 30 millions de mouvements de joueurs professionnels et a joué contre lui-même pour apprendre de sa propre expérience. Lire nos explications : Comment le « deep learning » révolutionne l'intelligence artificielle « Lee Sedol s’estime confiant » Et AlphaGo n’a pas fini de progresser. Depuis sa victoire contre Fan Hui en octobre  2015, les ingénieurs de DeepMind continuent à l’améliorer afin qu’il soit à même d’affronter Lee Sedol. -- « Si ce n’est pas cette fois-ci, elle gagnera le coup d’après. Il n’y a pas vraiment de suspense » « Je parierais sur la machine, mais Lee Sedol est nettement plus fort que Fan Hui », doute Rémi Coulom, ancien maître de conférences à l’université Lille-III, aujourd’hui développeur indépendant dans l’intelligence artificielle pour les jeux. Pour Jean-Gabriel Ganascia, la victoire de la machine est inéluctable : « Si ce n’est pas cette fois-ci, elle gagnera le coup d’après. -- C’est ce que fait déjà Watson, un programme d’IBM capable d’aider les médecins à établir un diagnostic. « Sur le long terme, mon rêve serait d’aider les scientifiques à avancer plus rapidement en travaillant main dans la main avec l’intelligence artificielle », poursuit Demis Hassabis. Néanmoins, explique-t-il, « il y a encore beaucoup de choses que ce système ne fait pas. -- Il n’a pas non plus, par exemple, de compétences de langage  : il ne peut pas apprendre en lisant ». Et pour finir de rassurer les détracteurs de l’intelligence artificielle, inquiets des récents progrès dans le domaine, Demis Hassabis souligne que son programme sait, certes, jouer au go, mais « pas résoudre des problèmes généraux du monde réel. Nos systèmes apprennent par eux-mêmes de l’expérience, mais c’est nous qui décidons ce sur quoi ils apprennent ». Il assure aussi que DeepMind dispose d’un comité d’éthique et que Google, qui a acheté l’entreprise en 2014, s’est engagé à ce que les technologies développées ne soient pas utilisées à des fins militaires. L’affrontement en cinq parties L’affrontement entre AlphaGo et Lee Sedol s’inscrira dans la longue tradition des tests d’intelligence artificielle et ne laissera place à aucune ambiguïté : la machine l’emportera, ou pas. Lire aussi : Le jeu de go, paroxysme de la guerre entre Facebook et Google sur l’intelligence artificielle Cette rencontre se déroulera à Séoul et sera composée de cinq parties étalées sur sept jours. Elles commenceront à 5 heures du matin, heure française, et devraient durer entre quatre et cinq heures chacune. -- Google l’a déjà annoncé dans sa campagne de communication bien orchestrée : si AlphaGo l’emporte, cet argent sera reversé à des organisations caritatives comme l’Unicef. 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