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La recette du bonheur d’un employé canadien, français ou allemand n’est pas la même, révèle une étude dévoilée mardi par le cabinet de recrutement Robert-Half. Selon cette étude, « les employés canadiens se disent plus heureux au travail que les Français, les Belges et les Britanniques, mais moins heureux que les Américains, les Allemands, les Néerlandais et les Australiens », révèle Le Devoir. Les priorités sont différentes selon les pays. Pour les Canadiens, les Américains et les Britanniques, le premier facteur de bonheur est le sentiment de fierté à l’égard de l’organisation pour laquelle ils travaillent, alors que les Français, les Belges et les Allemands accordent plus d’importance au fait d’être traité avec équité et respect. « Les trois facteurs qui expliquent unilatéralement le bonheur dans toute l’humanité, c’est la satisfaction des besoins psychologiques d’autonomie, de compétence et d’affiliation sociale », résume le professeur au département d’organisation et ressources humaines de l’Ecole des sciences de la gestion de l’UQAM, Jacques Forest. Autrement dit, les employés veulent sentir que leur travail est important et que leur savoir-faire est reconnu, tout en étant entourés de collègues et de patrons qu’ils apprécient. Selon le professeur, un employeur qui voudrait accroître le bonheur de ses employés peut agir sur trois fronts : revoir l’organisation du travail pour rendre les tâches des travailleurs stimulantes et significatives, rémunérer les employés de manière juste et équitable et améliorer les relations interpersonnelles en faisant preuve de plus de chaleur humaine. « Si tout le monde est plus heureux dans un environnement de travail, la performance de l’entreprise va être meilleure et tout le monde va en bénéficier », souligne Pierre Côté, créateur de l’indice relatif du bonheur.